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Histoire d'il y a belle lurette...

Griselles

par Liliane Violas
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Cet article est extrait de l'
Eclaireur du Gâtinais  n° 2808 du 26 août 1999

le château de Bois-le-Roi

images de Griselles


Griselles marquée par une forte implantation religieuse

Le bourg de Griselles domine la vallée de la Cléry. Cette petite rivière prend sa source dans le département de l'Yonne et change trois fois de nom le long de son parcours : vers Courtenay, elle se nomme la Clairis, à La Selle-sur-le-Bied, on l'appelle le Bied, enfin elle devient Cléry à Griselles.

Le pays est occupé par l'homme depuis l'âge de bronze peut-être plus tôt... On retrouva des haches, un couteau et des perles vitrifiées au hameau de Beaumarchais. Plus tard les Romains s'établirent à Griselles. La voie romaine qui reliait Courtenay au pont de Fontenay traversait le village. Dans le bourg, on découvrit des sarcophages au voisinage de l'église. Ils furent cassés et utilisés pour bâtir le mur du cimetière. Ces tombes renfermaient chacune un petit oreiller en pierre sous la tête du squelette, du charbon et parfois des médailles romaines dont l'une datait de l'an 270, règne de l'empereur Gordien.

A Griselles comme dans toute la région, la fin du premier millénaire fut marquée par les invasions. Celle des Hongrois en 935 a laissé le nom de "la cour des Hongres", où les occupants faisaient paître leurs chevaux. A Bois-le Roy, on retrouve également le patronyme "Le Hongre", empreinte de cette époque agitée.

La puissante influence des moines de Ferrières

Située à proximité de l'abbaye Griselles fut longtemps dominée par Ferrières qui possédait la majeure partie des terres du village.

L'abbé de Ferrières détenait notamment le fief de Courvilaine depuis 1127. Les moines y avaient édifié une grange aux dîmes. En effet, celle qu'ils possédaient déjà au Grand-Crachis était devenue trop petite pour contenir la portion de récoltes leur revenant.

La dîme fut créée afin de pallier les famines qui ravageaient la population durant le Moyen Age. Une fraction des récoltes était donc versée aux moines qui les entreposaient dans ces vastes bâtisses. Les granges aux dîmes étaient conçues de façon à permettre une conservation parfaite

des céréales : ouvertures rares, murs épais, la température devait y être constante. Elles étaient situées à moins d'une journée de marche de l'abbaye afin que les frères convers puissent aller assister aux offices.

Lors des périodes de disette, les moines devaient restituer aux paysans les récoltes ainsi prélevées. Cette louable coutume dura probablement moins longtemps que la dîme …

Le Gril de Corbelin

A Corbelin, le pont du Gril fut bâti par les moines de Ferrières au Xlle siècle. Ce pont à sept arches qui enjambe la Cléry limitait les possessions de l'abbaye. Sa toponymie fut l'objet de nombreuses suppositions.

Le pont aurait pris le nom du moulin du Gril, situé à proximité. Ce moulin était au Moyen Age un moulin à fer où l'on faisait "griller" le métal. (Rappelons que Ferrières tire son nom du minerai abondant contenu dans le sol, lequel fut exploité dans les forges de la région durant tout le Moyen Age). Il est vrai qu'à proximité du pont du Gril, on retrouva de nombreuses traces de l'activité des forges venant soutenir cette thèse : un gros tas de scories, un lit de minerai de fer ...

Toutefois, une autre signification tout à fait plausible pourrait expliquer l'origine de cette appellation : le pont du Gril aurait été construit pour arrêter les immondices. En effet, un gril était une claire-voie destinée à filtrer les détritus apportés par le courant. Or, en aval se trouvait le grand étang de Ferrières d'où les moines retiraient le poisson constituant la base de leur nourriture. Il est donc possible que les religieux aient installé là un système permettant d'assainir le vivier destiné à ravitailler l'abbaye. Au XVe siècle, l'abbé de Ferrières, Louis de Blanchefort, fit réparer ce pont. Son blason, sculpté sur la face amont est toujours visible.

Mme M.-L. Reneaud a effectué un passionnant travail de recherches sur Griselles. Elle a naturellement été amenée à se poser des questions concernant le pont du Gril. Voici ce qu'elle écrit à ce propos : " Etant donné que les crues de la Cléry sont imprévisibles et parfois violentes, il est possible que les moines aient construit

une claire-voie côté amont du pont du Gril, ce qui expliquerait que le tablier du pont est rectiligne du côté amont, alors qu'à l'aval de belles ogives séparent les piles (...). A mon avis, ce devait être un gril fixe (vu la soudaineté des crues) qui s'appuyait en bas dans le lit de la Cléry et en haut sur le tablier du pont, avec des pièces traversières s'appuyant sur les pilastres. " Ce gril arrêtait en cas de crue, les morceaux de bois, tas de foin, peut-être même cadavres de petits animaux pour éviter de polluer le grand étang des moines, que la Cléry rejoignait à quelque distance en amont de la Brèche. Et peut-être même, cadavres humains en cas de luttes armées : guerre de Cent ans, guerres de religion, grand banditisme ou noyades accidentelles : ce qui permettait aussi de donner une sépulture chrétienne aux noyés ainsi repêchés. "

Le prieuré de la Ronce

Vers l'an 800, une communauté de soeurs bénédictines s'établit à la Ronce. Les religieuses dépendaient de l'abbaye de Faremoutiers, dans la Brie. Effrayées par l'insécurité qui résultait des invasions, elles quittèrent Ferrières pour s'installer à Gy-les-Nonains.

Vers 1200, les moines augustins de Flottin bâtirent au même endroit un lazaret, c'est-à-dire un hôpital pour les lépreux. Flottin était alors un puissant prieuré créé au XIe siècle près de Nibelle. Il comportait quatre vingt cellules de moines. Le prieuré de la Ronce fut dédié à Sainte Vénice. En effet, Beaudouin de Courtenay, empereur de ConstantinopIe en 1240, fit envoyer a Courtenay les reliques de Sainte Véronique ou Vénice. Bort nombre d'églises et de chapelles se placèrent alors sous le patronage de celle-ci.

En 1358, le petit monastère fut rasé par les Anglais. En partie reconstruit, il fut encore l'objet de longues querelles entre l'abbé de Ferrières qui le convoitait et celui de Flottin auquel il revenait de droit. Le différend se résolut au profit de Ferrières qui finit par absorber le prieuré de la Ronce. Une croix, au milieu du bois, rappelle aujourd'hui la chapelle des moines de Flottin.

Privilèges et châteaux à Griselles

Griselles tire son nom de la très ancienne présence d'une petite église. Petite église a donné égliselle, mot qui s'est, au fil des siècles, transformé en Griselles.

Cette première église de Griselles disparut à la guerre de Cent Ans. Elle datait de l'époque romane et se trouvait au milieu des habitations du bourg. Il en subsiste aujourd'hui un chevet percé de trois baies murées que l'on devine dans le mur de l'ancien presbytère.

Après la guerre de Cent Ans, elle fut remplacée par la chapelle seigneuriale. Celle-ci était transformée en grange lorsqu'on décida de la démolir en 1846.

Le choeur de l'église actuelle correspondrait à la chapelle de l'ancien château fort qui dominait la Cléry. Dans l'église, on retrouve de nombreux vestiges du XIle siècle comme les très anciens fonts baptismaux. Une crypte romane fut couverte sous le choeur puis refermée. Elle est aujourd'hui inaccessible. Une grande partie de l'église date du XVIle siècle, Saint Aignan en est le patron.

Bois-le-Roy et ses privilèges

Le Gâtinais passa dans le domaine royal en l'an 1068. Fouques le Réchin qui en était le comte fit don à Philippe 1er de la province du Gâtinais. C'est ainsi que la forêt de Montargis, que l'on appelait alors "Buisson de Paucourt", devint forêt royale. Le souverain s'y rendait souvent à la chasse. Durant ces séjours, les manants de "Bois-le-Roy" étaient astreints à suivre la chasse royale. Les paysans s'étant plaints de cette contrainte, le roi Louis VIl leur concéda des usages en forêt vers 1171.

Les habitants de Bois-le-Roi furent alors autorisés à y envoyer paître deux pourceaux par ménage "de la Saint-Michel à la Saint-André". Le souverain leur permit également de ramasser du bois mort "sec et gisant" pour se chauffer ainsi que du bois vert pour la construction. Ces droits faisaient des habitants du hameau des privilégiés par rapport à ceux du bourg. Ils favorisèrent le développement de Bois-le-Roi qui était, à la fin du XVIIIe plus peuplé que le bourg de Griselles.

Depuis toujours, un officier fut chargé de faire appliquer la loi dans la forêt : au Moyen Age on parlait des "usages" et cet officier était appelé "Concierge". Au Xl\/e siècle, c est Guérin de Filemain qui remplissait cet office. Plus tard le concierge fut remplacé par le "Grand Maître des eaux et forêts".

Au cours de ses recherches, Mme Reneaud a constaté que tous les corps de métiers se rapportant au bois figuraient parmi la population de Bois-le-Roi : "( .. ) Menuisiers, charpentiers, tonneliers (les vignes de Bois-le-Roi étaient importantes) et surtout des "fendeurs de bois" qui auraient formé une caste plus ou moins fermé. Ce qui est sûr, c'est que le curé qui oubliait assez souvent de citer la profession de ses fidèles n'oubliait jamais d'indiquer celle de 'fendeur de bois". Bizarrement aussi, alors que Paucourt, commune forestière toute proche, ne comptait aucun fendeur de bois, on y trouvait de nombreux "empilleurs de bois". Les fendeurs de bois devaient débiter des billes en "'douelles" (planches pour la fabrication des tonneaux) et autres planches, ce qui demandait une grande adresse Les bois fendus ne se piquaient pas des vers, contrairement aux bois sciés, m'a-t-on dit. On trouvait, occasionnellement, des charbonniers ou scieurs de long".

Les châteaux forts

Au Moyen Age, Griselles possédait quatre châteaux, ce qui était assez considérable et prouve l'importance du village,

En 1138, Louis VIl fit rénover à Bois-le-Roi un château de la même époque que celui des Courtenay anciens c'est-à-dire 1116. Le roi y vint souvent avec Aliénor d'Aquitaine sa première épouse puis avec les deux suivantes : Constance de Castille et enfin Adèle de Champagne Ce château comportait des douves et quatre tours dont un dont un donjon. Blanche de Castille mais également son fils Saint-Louis y séjournèrent fréquemment.

Au hameau de Bois-le-Roy se trouvait aussi le château de la Fontaine situé près de la source. Il y avait également une forteresse dans la prairie du bourg. La Cléry alimentait ses fossés.

Mais le plus important était le château fort du bourg qui surplombait la valIée. L'église actuelle est bâtie sur l'une de ses tours. De ce château partaient des souterrains dont l'un débouchait dans le jardin de l'ancien presbytère, L'autre arrivait dans le vieux puits de la place.

Au XVIIe, Dom Morin décrit un autre château, près de Griselles, au lieu-dit "les Renards" : "( .. ) il appartenait au seigneur de Lhoste, lieutenant général de Montargis, où il a fait bâtir une chapelle qui avait son nom, Saint Antoine et dans laquelle il y avait des reliques dudit saint Antoine.. " '

Tous ces châteaux furent très endommagés à la guerre de Cent Ans et notamment en 1358 lors du passage du brigand anglais Kowles qui cantonnait avec ses troupes à Chantecoq.

Ils souffrirent également du passage des troupes de Condé, qui se livrèrent au pillage successivement en 1568 et 1569.

Les chaufourniers

Au XVIle siècle, il y avait au lieu-dit "les Fourneaux" deux fours à chaux où travaillaient des "chaufourniers". Le calcaire qui servait de matière première était extrait de la carrière voisine appelée "les Vieux Trous". On fabriquait là de la chaux vive employée à la construction. Mais c'est surtout pour les tanneries, nombreuses à Ferrières, que travaillaient les chaufourniers : Catherine Leclerc, dans son mémoire sur les tanneurs explique: "Les peaux sont mises dans une eau de chaux pour les dégraisser et les faire enfler ( .. ). La chaux mélangée avec l'eau produit une matière saline, alcaline, caustique et propre à attaquer les substances animales, à les corroder et à les brûler On n'emploie la chaux pour les cuirs qu'après qu'elle a été bien éteinte dans l'eau et qu'elle a refroidi pendant plusieurs jours et "jeté presque tout son feu".

L'un des fours appartint jusqu'en 1780 à la famille Beaulier. Le métier était pénible et les chaufourniers ne dépassaient pas la trentaine. La chaux vive provoquait de graves lésions pulmonaires.

Griselles et ses écoles

Aux environs de 1750, Griselles s'appelait "Griselles-les-Ferrières", ce qui signifie "près de Ferrières". La carte établie par Cassini montre qu'il s'y trouvait encore trois châteaux : celui de Bois-le-Roi, le château de la Fontaine et une gentilhommière sise à Beaumarchais.

Celle-ci comportait alors un pigeonnier, prouvant la noblesse de son propriétaire : seuls les nobles avaient le droit de posséder un pigeonnier.

Le destin des châteaux

Le seigneur de Bois-le-Roi était au XVIle siècle un riche propriétaire possédant de nombreux fiefs à Louzouer, La Chapelle-Sa!nt-Sépulcre et jusqu'à Amilly. C'était Pierre Ozon, sieur de la Borde, prévôt lieutenant criminel à Montargis.

Au début du siècle suivant, le domaine passa aux mains de François Jean-Baptiste de Selva. Le nouveau châtelain de Bois-le-Roi fit bâtir l'édifice actuel à l'emplacement de l'ancien château féodal bâti par Louis VIl (cf. notre précédente édition). La construction ne comportait que le pavillon central. Les ailes latérales furent rajoutées en 1845 ainsi qu'une partie des communs.

Philippe Thévenin du Verneuil, qui acquit le château de Bois-le-Roi en 1740, y vécut pendant trente-sept ans. Son fils hérita du domaine mais au décès de celui-ci, le château fut mis en vente. Par chance, le domaine ne fut pas divisé mais vendu avec ses bois et ses terres. 11 avait changé plusieurs fois de propriétaire quant en 1828 c'est le comte de Villeneuve-Bargemont qui en fit l'acquisition. Ce dernier, fort connu à la cour de Charles X, se retira à Bois-le-Roi quand le souverain fut renversé. C'est lui qui fit ajouter deux ailes à son château et bâtir les écuries qui se trouvent en face.

Le château de la Fontaine appartenait au XVIIe siècle à madame de La Place, veuve d'un officier du duc d'Orléans. Durant la Révolution, son fils, juge de paix à Montargis, y trouva refuge loin des agitations de la villa. La ferme du château de la Fontaine était un très gros domaine possédant vingt-neuf vaches, cheptel énorme pour l'époque et que l'on menait paître en forêt.

Le propriétaire suivant fut le comte de Brosses, frère de la comtesse de Villeneuve-Bargemont. En 1840, il fit raser l'ancien château et bâtir la demeure actuelle,

On voit qu'au milieu du XIXe, les deux principaux châteaux de Griselles furent !e siège d'importantes modifications : l'un fut agrandi et l'autre totalement reconstruit. Les riches propriétaires de ces deux domaines, proches parents, ne s'en tinrent pas à ces instructions. lis créèrent des écoles à Griselles.

L'instruction à Griselles avant Julea Ferry

Sous l'Ancien Régime, il y eut sans doute une école à Griselles. Lors de ses recherches, Madame Reneaud a noté qu'il y avait eu au XVIlle siècle deux maîtres d'école au village.

Combien d'enfants de Griselles fréquentaient alors l'établissement ? C'est bien difficile de le savoir. Au cours de leur vie, les paysans n'avaient guère l'occasion d'écrire. La signature des actes officiels sur les registres paroissiaux constitue la seule trace que l'on ait de ce balbutiement d'alphabétisation.

Dans la plupart des cas, seul te curé signait tandis que le paroissien désigné traçait péniblement une croix en déclarant "ne scavoir signer". C'est au XIXe que l'instruction connut un réel essor, à Griselles comme dans toutes les communes. En 1832, le conseil municipal vota l'ouverture d'une école de garçons. Une commission composée du maire, du curé et de quelques conseillers municipaux désignèrent l'instituteur qui se vit attribuer salaire et logement de fonction. Pour être l'heureux élu, il fallait savoir lire et écrire, mais aussi chanter. Cette école était payante mais il y avait malgré cela trente garçons qui la fréquentaient l'hiver.

C'est alors qu'intervinrent les comtesses des deux châteaux. En 1840, madame la comtesse de Villeneuve-Bargemont fit construire sur son domaine de Bois-le-Roi une école de filles à côté de la petite chapelle. Elle en confia la direction à quatre religieuses originaires du Gers. Ce bâtiment fut abattu pendant la dernière guerre. De son côté, la comtesse de Brosse ouvrit en 1845 au bourg de Griselles une école de filles et une salle d'asile (école maternelle), tenue par deux religieuses. S'agissait-il de concurrencer l'autre comtesse ?

Tandis qu'en 1852, le chiffre des garçons scolarisés s'était élevé de trente à cinquante élèves, la municipalité décida de leur construire une école neuve.

Durant toutes ces années, il n'y avait toujours pas d'école communale de filles à Griselles. Enfin, en 1878, le conseil municipal en fit bâtir une ainsi qu'une salle d'asile. La municipalité désirait, souhait louable ne plus dépendre des deux établissements religieux pour assurer l'instruction de ses filles. Elle voulait qu'une instruction laïque fut donnée aux jeunes filles du village.

Mais le maire et ses conseillers avaient émis un voeu pieux, car la laïcité de l'établissement s'avéra toute relative : en effet, l'institutrice emmenait ses élèves à la messe et ne devait pas manquer de leur lire un peu de catéchisme. Cependant, cette école d'avant Jules Ferry attirait des élèves en nombre respectable, car en 1880, cinquante-trois filles sur quatre-vingt-quatre la fréquentaient.

L'école de nos ancêtres

En 1724, un édit royal rendit l'école obligatoire. Cependant, l'enseignement était payant et bien peu de villages possédaient une école. A la campagne, l'instruction était rarement confiée à un maître ou recteur d'école, mais organisée par l'Eglise.

Le curé s'employait à instruire les enfants à l'aide d'un vieil abécédaire mais surtout d'un recueil de prières. Tout ceci ne concernait alors que les garçons, les femmes n'ayant pas d'âme, elles n'avaient sans doute pas non plus de cerveau ! L'instruction se résumait à des rudiments de lecture et de catéchisme et n'était guère dispensée que de la Toussaint à la Saint-Georges, époque à laquelle reprenaient les travaux des champs.

Au XIXe siècle, grâce à l'aide de l'Etat, l'instruction fit de nets progrès. En 1847, il existait 63.000 écoles publiques ou privées. Cependant, l'école restait chère : l'élève devait y apporter une bûche pour le chauffage, du papier et deux plumes d'oie. En 1882, Jules Ferry réglementa le système scolaire : école attenante à la mairie, instituteur imprégné d'idées républicaines, plumes sergent-major et certificat d'études.

Les vacances commençaient le 15 juillet mais s'achevaient le 1er octobre... Heureux élèves que nos aïeux !

Liliane Violas


Sources - "Histoire de Griselles" par Mme M.-L. Reneaud ; "Histoire du Gâstinois" par Dom Morin ; "Griselles de 750 à 1600" par M. Paul Gache; "Eglises du Gâtinais" et "Le Gâtinais Pittoresque et rural" par M. et Mme Thouvenot; Articles sur les tanneries (Bulletins des Amis du Vieux Montargis); "Ainsi vivaient nos ancêtres" par Jean-Louis Beaucarnot.
Tous mes remerciements à Mme Ben Amor pour ses précieux renseignements et le prêt de documents.


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